Au sud Togo comme ailleurs en Afrique de l’Ouest , menacent les risques d’inondation. Pour cause, les pluies excédentaires sont annoncées entre mars et mai 2026. C’est la principale conclusion des dernières prévisions climatiques présentées à Lomé le mois dernier lors du forum régional PRESAGG 2026, organisé par le Centre régional AGRHYMET, avec la participation des services météorologiques du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Nigeria.
Selon les experts, des cumuls pluviométriques excédentaires sont attendus entre mars et mai dans les zones méridionales, notamment le long du littoral. Cette configuration pourrait entraîner une hausse des risques de débordements de cours d’eau et d’inondations, en particulier dans les agglomérations côtières où la pression foncière et l’urbanisation accentuent la vulnérabilité des populations.
Les projections annoncent également un démarrage de la saison des pluies précoce à normal, ainsi qu’une fin précoce à normale. Les séquences sèches devraient rester courtes à normales, un facteur favorable aux activités agricoles, mais qui pourrait aussi compliquer la gestion des excédents d’eau en cas de fortes précipitations concentrées sur de courtes périodes. Dans les bassins côtiers, les écoulements hydrologiques sont annoncés moyens à excédentaires, ce qui appelle à une vigilance accrue des autorités et des riverains.
Face à ces perspectives, les spécialistes recommandent de renforcer les dispositifs de prévention, de limiter l’occupation des zones inondables et d’intensifier la sensibilisation des communautés exposées. Un suivi régulier des bulletins météorologiques est également préconisé afin d’anticiper d’éventuels épisodes extrêmes et d’en réduire l’impact sur les populations, les infrastructures et les activités agricoles.
Ces prévisions contrastent avec la situation observée l’an dernier. En 2025, le Togo a enregistré un déficit pluviométrique notable. Le cumul moyen national de précipitations s’est établi à 987,8 mm, un niveau inférieur à celui de 2024 (1 162,8 mm) et en deçà de la moyenne des cinq dernières années (1 198,3 mm).
Le basculement attendu vers une saison plus arrosée en 2026 souligne ainsi l’importance d’une planification adaptée, tant pour prévenir les risques d’inondation que pour optimiser les opportunités offertes par une pluviométrie abondante, notamment dans le secteur agricole, pilier de l’économie nationale.
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