Faure Gnassingbé et les siens ne badinent pas avec la sécurité des Togolais. En réponse aux alertes faisant état d’une série d’enlèvements dans la capitale et ses environs, un comité spécial d’enquête vient d’être mis sur pied. Coiffé par le procureur de la République, ce comité est chargé d’apporter de la lumière sur la situation. Une réponse rapide à un phénomène qui inquiète.
Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et son équipe ne sont pas indifférents à la sécurité des Togolais. En réponse aux informations relayées notamment sur les réseaux sociaux, une commission spéciale d’enquête a été créé pour situer l’opinion et établir les responsabilités, apprend-on dans un communiqué conjoint du ministère chargé de la Justice et des Droits humains et celui de la sécurité et de la protection civile.
Une commission spéciale d’enquête à pied d’œuvre
Dans le communiqué, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité, et Pacôme Yawovi Adjourouvi, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, indiquent que des informations persistantes se relaient sur les réseaux sociaux, faisant état de plusieurs cas d’enlèvements et de disparitions inquiétantes visant des jeunes. À les en croire, ces informations ont retenu l’attention des services compétents de la chaîne pénale nationale.
À cet effet, une commission spéciale d’enquête a été mise en place et travaille, depuis le 24 janvier 2026, à l’effet de vérifier et d’élucider ces cas. Les travaux se déroulent sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé.
Les ministres précisent que toutes les affaires faisant l’objet de publications sur les réseaux sociaux sont examinées par la commission d’enquête, ce qui traduit la volonté des autorités de ne négliger aucun signalement.
Mise en garde contre les fausses informations
Le communiqué rappelle également que la diffusion de fausses informations pouvant nuire aux enquêtes et créer un climat d’insécurité inutile, ou toute dénonciation calomnieuse, constitue des faits punis par la loi. Les autorités appellent ainsi à la responsabilité collective dans le traitement et la rediffusion des informations sensibles.
« Toute personne disposant d’informations fiables sur des cas de disparition ou d’enlèvement est priée de contacter immédiatement les services de sécurité les plus proches ou le numéro d’urgence national 1014 », mentionnent les deux (02) officiels.
Les ministres invitent par ailleurs les populations à ne pas céder à la panique et à faire preuve de retenue et de discernement dans la rediffusion des informations sur les réseaux sociaux.
Dispositif sécuritaire renforcé
Dans le même élan, la surveillance et les patrouilles dans les zones à risque, ainsi que la collaboration étroite avec les autorités locales, ont été renforcées pour protéger la population. Les autorités réaffirment leur engagement total à protéger les citoyens et à agir avec diligence pour élucider chaque cas signalé.
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