Budget 2026 : les Togolais face au même refrain, sans changement dans leur quotidien

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Au Togo, l’histoire va certainement se répéter. Chaque année, la hausse du budget national est présentée comme la preuve d’une volonté politique d’investir davantage dans le social, de soutenir l’économie et de réaliser de grands travaux. Chaque année, le gouvernement promet un avenir meilleur. Mais dans la réalité, les infrastructures continuent de se dégrader, le coût de la vie flambe et la pauvreté s’aggrave, plongeant les citoyens dans un quotidien toujours plus difficile.

Alors, jusqu’à quand les Togolais devront-ils espérer ? Jusqu’à quand devront-ils se contenter de promesses sans lendemain ? Les discours rassurants se succèdent, les formules de mensonge aussi, tandis que l’espoir d’un mieux-être s’éloigne. Nombreux sont ceux qui estiment déjà que le principal bénéficiaire des budgets successifs n’est autre que ceux censés servir le peuple, et non le peuple lui-même.

Un budget en hausse… mais pour quel résultat ?

Selon le projet de loi de finances adopté en conseil des ministres, le budget de l’État pour 2026 s’établit à 2 740,5 milliards de FCFA, soit une hausse de 14,4 % par rapport à celui de 2025, fixé à 2 394,2 milliards de FCFA. Le gouvernement justifie cette augmentation par la nécessité de soutenir la croissance et de préserver la stabilité économique dans un contexte mondial incertain.

Les projections prévoient une croissance économique de 6,5 % en 2026, supérieure à celle attendue en 2025 (6,2 %) et meilleure que les tendances de la zone Uemoa et Cedeao où un ralentissement est anticipé. Un chiffre encourageant sur le papier, mais qui, jusqu’ici, peine à se traduire par une amélioration tangible dans la vie des Togolais.

Les priorités sociales mises en avant

Comme à chaque exercice, le gouvernement assure que le budget est orienté vers le social : un crédit d’impôt pour faciliter l’embauche des personnes à mobilité réduite, des allègements sur les droits d’enregistrement des marchés au profit des jeunes et des femmes et une exonération de taxes sur les produits destinés à la provenderie pour stimuler la production locale de viande.

Les dépenses sociales représenteraient près de 48 % du budget total, incluant la santé, l’éducation et la protection sociale. Parallèlement, les investissements en faveur de la « transformation économique » progressent de 29,3 %, afin de soutenir les secteurs productifs et de favoriser la création d’emplois.

Le secteur de la sécurité, lui, conserve une large part du gâteau, comme c’est devenu coutume dans le pays.

Des instructions fortes… mais quelle application ?

À l’issue de l’adoption du projet, le Président du Conseil a rappelé l’obligation de suivre rigoureusement l’exécution des projets budgétisés et d’assurer un impact réel sur la population. Faure Gnassingbé a insisté sur des suivis réguliers sur le terrain avec possibilité d’ajustements en cas de nécessité.

De belles paroles, encore une fois. Car sur le terrain, les Togolais continuent de se battre pour accéder à des services essentiels : eau, électricité stable, routes praticables, soins abordables et opportunités économiques véritables.

Si les chiffres affichés annoncent un avenir prospère, le vécu du citoyen, lui, raconte une autre histoire. Les prix au marché grimpent sans cesse, les salaires stagnent, le chômage des jeunes reste alarmant et les inégalités ne cessent de se creuser.

A quoi sert un budget « social » si les populations n’en perçoivent jamais les retombées ?

Tant que les promesses ne se traduiront pas en actes visibles et durables, les Togolais ne peuvent qu’assister, impuissants, à l’envol de montants faramineux qui disparaissent dans les méandres de l’administration… ou dans des poches bien garnies comme c’était le cas au Congo sous les Bongo .

228news.

 

 

 

 

 

 

 

 

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