Renvoie de l’élection des maires aux calendes grecques:un report de trop ?

Partager cet article via

Facebook
WhatsApp
Telegram

Les élections municipales prévues initialement les 3, 4 et 5 septembre, puis reprogrammées aux 17, 18 et 19 septembre 2025, viennent à nouveau d’être reportées sine die. Ces reports successifs, sans explications officielles, suscitent incompréhension et colère au sein de l’opinion publique.

Dans ses communiqués, le ministère de l’Administration territoriale s’est contenté d’annoncer le report, sans avancer le moindre motif. Un silence qui alimente interrogations et suspicions sur les véritables raisons de ces décisions.

Pendant ce temps, les mairies restent aux mains des équipes sortantes, certaines accusées de mauvaise gestion, de détournements de fonds et de pratiques de prédation. Dans ce contexte, chaque jour de retard serait une opportunité supplémentaire pour les sortants de consolider leur pouvoir et de continuer les abus.

La crise institutionnelle s’aggrave dans un contexte déjà marqué par trois mois sans gouvernement. Le pays se retrouve ainsi privé non seulement d’un exécutif national mais également d’administrations locales légitimes et légales. Une situation qui s’apparente à un manque de cohérence et de transparence dans la gouvernance au sommet de l’État.

Au-delà des considérations politiques, ce blocage institutionnel met en lumière l’absence de reddition des comptes et un déficit de considération pour le peuple, pourtant censé être au cœur de la Cinquième République. L’idéal de proximité et d’innovation annoncé à l’avènement de cette nouvelle ère politique semble s’éloigner à mesure que les échéances démocratiques s’enlisent dans l’incertitude.

Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été fixée. Les élections des maires et de leurs adjoints demeurent renvoyées aux calendes grecques. Un report de trop qui au-delà de retarder l’avancement du pays, serait aussi synonyme d’une crise de ressources et de compétence au sein des partis politiques.

228news.

 

 

 

À Lire aussi

L’opposition et la société civile renforcent leur unité et appellent à une mobilisation nationale le 9 mai

Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) : réveil des vieux démons ou un renouveau ?

14ᵉ anniversaire du parti UNIR : et si Dieu était témoin contemporain de nos limites ?

Élection Présidentielle au Bénin : faible taux de participation, les tendances confirment Wadagni

Wadagni vs Paul Hounkpè : un scénario Lionel Zinssou-Talon de 2016 bis ?

Isaac Jogues Agbémenya Kodjo Gaglo confirmé à la tête de l’archidiocèse de Lomé

Abass Kaboua s’en est allé pour de bon , le sénat pleure l’un de ses membres

Un financement de 190,7 millions FCFA pour renforcer les initiatives environnementales locales

OTR/détournements présumés: vers une vague d’arrestations imminentes?