(228NEWS/ Lomé, le 18 mars 2019)- Changer le cours de l’histoire aux prochaines réunions régionales et internationales des conventions des parties sur les produits chimiques toxiques, en militant activement pour une définition plus stricte des niveaux de contenu faible en POP (Polluants Organiques Persistants) dans les conventions de Bâle et Stockholm, tel est le nouveau fer de lance de l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement du Togo (ANCE-Togo) qui a porté sur les fonts baptismaux ce jeudi à son siège à Lomé un projet de plaidoyer financée par IPEN (For a toxics-free future).
« Les conventions interviennent par réactions et non pas par prévisions. Voilà pourquoi nous avons commencé déjà par hausser le ton pour parvenir à un faible niveau de contenu en POP dans les déchets », a confié Samiroudine Ouro-Sama, Chargé de projet à ANCE-Togo.
En effet, des tractations en coulisses sont menées depuis quelques années pour une définition de valeurs limites des déchets contenant des concentrations dangereuses de polluants organiques persistants (POP).
A travers ce plaidoyer, l’ANCE-Togo entend mobiliser les délégués africains, les points focaux de différentes fondations à soutenir la position d’IPEN aux prochaines conventions de Bâle et de Stockholm qui auront lieu à Nairobi au Kenya ce 18 mars, puis à Genève en Suisse, dans le courant du mois de mai prochain.
C’est en tout cas le point de vue de Fabrice Ebeh, Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo, pour qui les faibles limites imposées aux POP occasionnent davantage exportation de déchets dangereux vers l’Afrique et d’autres pays en développement et les valeurs plus strictes préconisées par l’IPEN sont actuellement largement dépassées,.
Les niveaux définissant les déchets comme déchets POP sont appelés faible niveau de contenu en POP (LPCL). Il existe les LPCL pour les dioxines (PCDD), les PBDE (éthers diphényliques polybromés) et le HBCD (hexabromocyclododécane).
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