La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a présenté ses voeux aux populations togolaises de l’intérieur ainsi que de la diaspora.
C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée par la coalition ce lundi 08 janvier, au cours de laquelle cette dernière a encore appelé à de nouvelles marches pacifiques les 13 et 20 janvier prochains, celles prévues les 10, 11 et 12 janvier prochains sur toute l’étendue du territoire étant interdites. La raison évoquée est qu’il y a toujours des armes dans la nature
la marche du 20 janvier donnera la voie aux femmes d’exprimer leur ras-le-bol face au régime en place qui s’entête.
Pour Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la coalition, quatre choses sont essentiels au peuple Togolais en cette année 2018: la foi pour vaincre, la force pour lutter, le courage de continuer et la confiance en Dieu.
La coalition a également fustigé le message de voeu de l’actuel chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé, dans lequel ce dernier a loué « les efforts et avancées obtenus » durant l’année 2017.
Pour la coalition, Faure Gnassingbé se fourvoie complètement car insensible aux cris de la misère des togolais, à la corruption ambiante et au dépouillement des caisses de l’Etat,… Concernant le référendum, »Si le régime de Faure Gnassingbé croit pouvoir s’obstiner à faire de son référendum sur le projet de loi incongru qu’il a fait adopter en septembre dernier par les seuls députés de son parti, une épée de Damoclès sr la tête de l’opposition, il trouvera un peuple togolais à la colère encore plus exacerbée sur son chemin », peut-on lire dans la déclaration liminaire de la coalition.
La coalition des 14 partis politiques de l’opposition est également revenue sur la question du dialogue. Il n’est pas question d’aller à un dialogue dont les règles sont taillées sur mesure afin de favoriser et de pérenniser le pouvoir en place, a-t-on affirmer du côté de la coalition.
La coalition a néanmoins réaffirmé sa disponibilité pour un dialogue sous la double médiation guinéenne en ce qui concerne les mesures d’apaisement, et ghanéenne pour ce qui est des sujets à débattre.
L’actuelle crise, faut-il le rappeler a commencé le 19 août 2017 avec une manifestation réprimée du Parti national Panafricain (PNP) de Tchikpi Atchadam. Les principales revendications de la coalition sont le retour à la constitution originelle de 1992, la réforme du cadre électoral, le déverrouillage des institutions de la république et la libération de tous les prisonniers politiques.
Démocrate