Entretien routier exercice 2018: Près de 31,47 milliards à mobiliser, davantage de contribution des usagers de la route s’impose

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La conférence de programmation pour l’élaboration du projet de budget-programme, exercice 2018 de la société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) s’est tenue les 29 et 30 juin de cette année dans la capitale togolaise.

Ouverte par le ministre Togolais des infrastructures et transports Ninsao Gnofam, cette conférence vise à arrêter en fonction de la prévision des recettes, le projet de budget-programme de l’année 2018 de la campagne d’entretien routier. Elle a également été l’occasion de présenter à tous les acteurs les rapports d’exécution du budget-programme de l’année 2017 ainsi que les besoins réels issus de la collecte des données routières.

« Aujourd’hui, les besoins réels d’entretien routier annuel sont évalués à 31,47 milliards de F CFA, alors que les ressources disponibles ne représentent que 30% de ces besoins réels. », a déclaré le ministre des infrastructures et transports.

Il s’avère nécessaire pour lui, de palier incessamment cette insuffisance de financement de l’entretien routier en recherchant des ressources additionnelles durables. Aussi l’analyse des options offre-t-elle quatre options en l’occurrence les pénalités encourues en cas de surcharges, les recettes provenant des immatriculations et des contrôles techniques  des véhicules automobiles, le renforcement des postes de péage par une revue à la hausse des redevances jusque là figées et l’instauration d’une vignette annuelle sur les automobiles, comme dans la plupart des pays de la sous région.

« Toutes ces actions ne visent qu’à amener les usagers de la route à contribuer au financement de l’entretien routier », a conclu le ministre.

Outchantcha Awima Atoutè, Directeur général de la SAFER, a salué la tenue prématurée de cette conférence afin de permettre de disposer des données nécessaires à soumettre avant l’adoption du budget général, car faut-il le rappeler, l’entretien routier est financer par la SAFER, les partenaires techniques et financiers et par une allocation prévue au budget général de l’Etat.

Malgré les efforts du gouvernement en matière d’aménagement, de bitumage, de réhabilitation et de renforcement des infrastructures routières, la praticabilité des routes reste encore préoccupante à cause de l’insuffisance de la couverture de l’entretien, liée aux contraintes de financement.

(photo, de gauche à droite: Outchantcha Awima, Directeur général de la SAFER, Ninsao Gnofam, Ministre des infrastructures et transports)

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