L’élection du nouveau bureau de la FTBB du 23 juillet dernier a été contestée et contestable. Elle a été émaillée de malversation et de magouille. Et c’est à juste titre que Mme Rose Koudjome a introduit une opposition pour demander que l’élection soit reprise.
Au plan juridique, les textes de la FTBB indiquent que pour remporter une élection, il faut la majorité absolue : 15+1. Or 29 électeurs ont pris part au vote et les deux candidats sont en ballotage. Un deuxième tour s’imposait. Curieusement, la présidente sortante s’oppose avec la complicité du présidium. Dans une situation similaire il a fallu trois tours. Ce qui avait permis à la présidente sortante, Mme Nadouvi Lawson de l’emporter. Curieusement, c’est elle qui s’est opposée à un troisème tour.
Constatant que le scrutin était truqué en sa défaveur, Mme Rose Koudjome dénonce la violation des textes et se retire du processus.
Au plan financier, la gestion du bureau sortant a été catastrophique. C’est ainsi que la subvention de l’Etat, d’un montant de douze millions de francs CFA (12.000.000 F CFA) a été volatilisée. Appelés à certifier la gestion sortante, les deux commissaires aux comptes se sont contredits. Le premier commissaire qui n’est autre que le trésorier sortant, certifie une gestion non équilibrée qui fait élire le vice-président sortant. Le deuxième commissaire conteste. Il y a incontestablement un délit d’initié. Ce qui invalide d’office le scrutin.
De tout ce qui précède, l’élection qui vient d’avoir lieu à la FTB, n’est pas une élection équitable, juste et transparente. Elle a été irrégulière. Elle est à reprendre.
M. A.