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Une reprise imminente du 27ème dialogue inter-togolais sous haute pression?

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©228news (Lomé, le 15 mai 2018) – Démarré le 19 février 2018 à Lomé sous la facilitation ghanéenne, le 27ème dialogue inter-togolais connait un arrêt qui d’après l’opposition est du à la mauvaise foi du parti RPT/ UNIR.

Connu pour sa roublardise, le pouvoir de Lomé II jouerait sur le temps en trainant les travaux du dialogue pour pouvoir atteindre le calendrier électoral des législatives et des locales de cette année, alors que la crise togolaise est constitutionnelle, institutionnelle et politique, et sans des réformes profondes, rien n’en garantie une sortie.

La constitution actuelle en vigueur tripatouillée en 2003 en son Article 59 permet à Faure GNASSINGBE de briguer un quatrième mandat et la même constitution en son Article 148 dispose que, « toute tentative de renversement du régime constitutionnel par le personnel des forces armées ou de sécurité publique, par tout individu ou groupe d’individus, est considérée comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionnée conformément aux lois de la République ». Le coup état, un crime imprescriptible selon la constitution en vigueur au Togo, sera puni par tout individu ayant commis ce crime.
Aujourd’hui la pression est sur le gouvernement togolais qui tenterait de faire un passage en force en militarisant le pays.

Depuis des semaines , nous apprenons que des rafles militaires seraient opérés dans la ville de Lomé et ses environs toutes les nuits où les paisibles populations sont traquées comme des gibiers avec ou sans pièces d’identités et embarquées manu-militari vers la gendarmerie nationale de Lomé.

Une fois sur les lieux la nuit, les pauvres populations sont abandonnés à la pleine lune jusqu’au petit matin. Au levé du jour, ils sont soumis à des formalités de prise d’empreinte digitale comme si c’était à une élection avec des séances de prise de photos de taille.

Cette méthode est à dénoncer car le droit à la libre circulation des citoyens est en péril dans le pays. Etant dos au mur et sous pression, le pouvoir en place aurrait choisi d’intimider la population afin qu’elle ne puisse plus exercer librement son droit de manifester que la constitution lui confère.

En attendant la reprise imminente du dialogue, la population reste attentif aux éventuels appels à manifester de la Coalition des 14.
ACHILLE MENSAH

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