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Togo/Politique : Une conférence Publique pour mieux comprendre les Enjeux des Elections

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En vue de mieux  comprendre les enjeux des  élections au Togo, une conférence publique a été organisée mardi 29 octobre 2019 dans la capitale togolaise par les responsables des Universités Sociales  du Togo (UST) .Ladite conférence animée par Roger  Folikoué EKOUE, a pour objectif de montrer les irrégularités qui existent dans le processus électoral au Togo et qui constituent t à  bien des égards, des niches de fraudes qui ne donnent pas de crédibilité au processus électoral en soi.  Une situation de crise liée à l’existence d’un régime qui ne valorise pas la reconnaissance des droits des citoyens et de l’épanouissement des Togolais.

Avec la mort du président Eyadema  en 2005, les Togolais ont développé l’espoir de l’avènement d’un Etat de droit démocratique, mais le contexte  de la venue du Président Faure Gnassingbé  n’a rien changé au sujet des éléments de la crise ; au contraire on a l’impression que les élections semblent devenir le nouveau mode  de la légitimé d’un régime pourtant contesté.

Dans un conteste ou la pauvreté a augmenté, ou il ya des problèmes d’injustice sociale qui proviennent d’une mauvaise répartition des richesses, et enfin ou des choix économiques inopérants ne transforme pas le vécu quotidien des citoyens, le régime à l’origine de cette situation, peut-il toujours gagner sur une période de  (10 ans les élections qu’il organise ?

En effet de 2005 à 2019 le Togo a connu sept élections de trois types différents : ELECTIONS PRESIDENTIELLES : 2005, 2010 ; 2015 ELECTIONS LEGISLATIVES : 2007, 2013, 2018 et  ELECTIONS LOCALES : 2019

Le pouvoir  RPT/UNIR les a toutes gagnées. Sommes- nous véritablement en face d’élections crédibles et transparentes ?

Par ailleurs dans la mesure ou les élections donnent toujours lieu au cycle élections- contestations –populaires – répressions des manifestations, les citoyens togolais se posent des questions : les élections peuvent –elles encore être un outil d’alternance au Togo ? Ne sont elles pas plutôt utilisées pour maintenir le pouvoir UNIR  en place ? y aurait –il un mécanisme qui permet cela ? Comment ? Ma  présente étude tente de répondre à ces questions

Les irrégularités

Pour bien percevoir les irrégularités, il faut avoir réponse aux cinq questions suivantes et les analyser en prenant compte les informations issues des différentes sources précitées :

Qui  organise ? Qui vote ? Pour qui vote-t-on ? Comment vote-t-on ? Comment décide-t-on de qui gagné ?

Qui organise les élections ? Selon l’article 3 du code électoral togolais, loi N⁰2012-002 du 29 mai 2012, la réponse est claire. C’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui est chargée d’organiser et de superviser les consultations électorales et référendaires. Mais est-ce que ce qui est de droit est conforme aux faits. Contrairement au code électoral qui dit qu’elle dispose de prérogative de puissance publique (article 4) et d’une autonomie d’organisation (article4), la CENI n’a pas autorité sur ses démembrements et ne jouit pas d’autonomie d’organisation.

Un fait important : dans les élections de 2018 et 2019, l’entreprise ZETES est encore et toujours chargée des kits d’enregistrement, cette entreprise est choisie depuis 2007 par le Gouvernement, c’est elle qui est toujours reconduite. Pourquoi donc le fichier électoral est toujours entre les mains de cette entreprise malgré toutes les contestations ? Qui recrute les informaticiens ? La CENI recrute- t-elle vraiment toutes les ressources humaines dont elle a besoin ? La réponse est encore négative. Comment comprendre le contenu de l’article 9 du code électoral qui parle, qui la CENI organise ‘ « avec le concours du Ministère de l’Administration Territoriale» ? N’y a-t-il pas une ambigüité ?

Qui vote ?

Un fichier électoral non disponible pour savoir qui vote n’est-ce pas déjà en soi une source de problème et réelle niche de fraude ? Tous les différents rapports de mission d’observation ont mis l’accent sur la nécessité de l’établissement d’un fichier fiable à établir, pourtant c’est toujours le même constat à toutes les élections.

Pour qui vote-t-on ?

Pour savoir comment répondre à cette question  durant les élections qui ont eu lieu au cours de la dernière décennie, il suffit de consulter l’article 106 du code électoral qui précise qu’il faut électeur pour être candidat. Or il tout un problème lors des recensements pour être sur le fichier lui-même. Cela donne souvent lieu à des acrobaties pour se retrouver sur la liste pour être candidat.

Comment vote-t-on ?

Les rapports font état d’énormes difficultés le jour de vote dans les bureaux de vote : bourrage des urnes, déplacements d’électeurs et vote multiples pour un seul électeur, utilisation d’encres différentes, bulletins antérieurement votés introduits dans les urnes. Telles sont certaines pratiques citées par de nombreux témoins.  Le vote anticipé des forces de l’ordre a été aussi indiqué comme une potentielle source de fraude (UE de 2007).

Comment décide-t-on de qui a gagné ?

Il s’agit d’examiner le processus qui va du dépouillement à la proclamation des résultats en passant par la transmission des résultats du dépouillement. Un processus totalement non transparent (cf. les rapports de l’UE de 2010, 2013, 2015)

Les élections peuvent-elles encore etre un outil d’alternance au Togo ? Ne sont-elles pas plutôt utilisées pour maintenir le pouvoir RPT /UNIR en place ? Telles sont les questions qui ont guidé l’étude et l’analyse faite à propos des élections au Togo depuis 2005.

La rédaction

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