search
Let's put someting here

Santé La question de la santé au cœur d’une réunion technique de concertation pour l’Afrique de l’Ouest à Lomé

Spread the love

Une réunion technique régionale de concertation sur l’état d’avancement dans la mise en œuvre de l’approche « Une Seule Santé » en termes de prévention, de détection et de réponse aux épidémies dans l’espace CEDEAO s’est ouverte dans la capitale togolais ce lundi 28 octobre 2019. C’est une rencontre organisée par l’Organisation Ouest africaine de la Santé (OOAS) et le Centre Régional de Santé Animale (CRSA) en collaboration avec l’OMS, l’OIE, la FAO, l’USAID-Bureau régional Santé et la Banque Mondiale. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Stratégique Régional de Préparation et de Réponse aux urgences de santé publique dans l’espace CEDEAO. Cette rencontre des experts sur les véritables questions de la santé prendra fin ce mercredi 30 octobre 2019.
Cette réunion se veut un cadre pour faire la revue de l’implémentation de l’approche « Une Seule Santé » en Afrique de l’Ouest et de renforcer les mécanismes intersectoriels pour la prévention, la détection et la réponse aux menaces de santé publique.
Selon des experts de la santé mondiale, nombreuses sont les maladies épidémiques à créer des crises sanitaires menaçant la sécurité alimentaire avec des impacts considérables sur la production agricole dans les différentes régions du monde ces dernières années.
Ladite réunion a pour objectif d’encourager la mise de l’approche « Une Seule Santé » en Afrique de l’Ouest pour renforcer la coordination multisectorielle en matière de prévention, de détection et de réponse aux menaces à la santé publique.
A l’ouverture des travaux dudit atelier, le médecin-colonel, Sossinou Awoussi, Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a indiqué que l’approche « Une Seule Santé » se veut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales, régionales et planétaires, pour faire face aux menaces de maladies infectieuses.
« La CEDEAO a commencé à contribuer au renforcement de la mise en œuvre de l’approche « Une Seule Santé ». C’est dans ce cadre que nous avons eu une consultation régionale à Dakar en 2016 suivie de plusieurs autres activités. Aujourd’hui, nous allons discuter de manière plus approfondie de l’état d’avancement dans la mise en œuvre de l’approche « Une Seule Santé » en termes de prévention, de détection et de réponse aux épidémies dans l’espace CEDEAO », a indiqué Dr Carlos Pedro Faria de Brito, Représentant du Directeur général de l’OOAS. Face à la menace de la santé publique et à titre préventif, la lutte contre les zoonoses pour sauver des vies humaines et animales nécessite selon les experts, la mise en place d’approches intersectorielles et multidisciplinaires prenant en compte les liens étroites existants entre la santé humaine et animale. C’est ainsi que le concept dit « Une seule santé » qui est une approche intégrée de la santé axée sur la prise en compte des interactions entre les animaux, les humains et leurs différents environnement a été initiée et institutionnalisée dans les régions du monde et en Afrique de l’ouest. « Importantes lacunes subsistent dans l’institutionnalisation de l’approche au niveau des pays en particulier et de la région ouest africaine en général. L’évaluation conduite en 2018 par l’OMS dans les 7 pays de la sous-région bénéficiant du projet REDISSE pays à savoir la guinée, le Sénégal, la Sierra Léone, et le Togo a mis en exergue les difficultés à mettre en œuvre l’approche de manière efficace » , a partagé Dr Davi Kokou Mawule représentant Fatoumata Binta Diallo, Représentante résident de l’OMS au Togo.
On se rappelle qu’en Afrique de l’Est en 1997, l’épidémie de la fièvre de la vallée du Rift avait entraîné en seulement trois mois, 90 000 malades et près de 500 décès chez les Hommes avec de nombreux décès parmi les animaux, entraînant ainsi des difficultés économiques au sein de la société.
Aussi, se souvient-on pour ne citer que celles-ci, des ravages causés par la fièvre hémorragique à virus Ébola indexée pour être responsable de la destruction de plus de 11 000 vies en Afrique de l’ouest plus particulièrement en Guinée, au Liberia et en Sierra Léone entre les années 2014 et 2016.
Face à la menace de la santé publique et à titre préventif, la lutte contre les zoonoses pour sauver des vies humaines et animales nécessite selon les experts, la mise en place d’approches intersectorielles et multidisciplinaires prenant en compte les liens étroites existants entre la santé humaine et animale. C’est ainsi que le concept dit « Une seule santé » qui est une approche intégrée de la santé axée sur la prise en compte des interactions entre les animaux, les humains et leurs différents environnement a été initiée et institutionnalisée dans les régions du monde et en Afrique de l’ouest. « Importantes lacunes subsistent dans l’institutionnalisation de l’approche au niveau des pays en particulier et de la région ouest africaine en général. L’évaluation conduite en 2018 par l’OMS dans les 7 pays de la sous-région bénéficiant du projet REDISSE pays à savoir la guinée, le Sénégal, la Sierra Léone, et le Togo a mis en exergue les difficultés à mettre en œuvre l’approche de manière efficace » , a partagé Dr Davi Kokou Mawulé représentant Fatoumata Binta Diallo, Représentante résident de l’OMS au Togo.
Matthieu BIDA

7 vues