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Rideau sur l’atelier de renforcement des capacités des acteurs sur les instruments internationaux de lutte contre la corruption: Totale satisfaction à l’ANCE-Togo

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(228NEWS/ Lomé, le 09 novembre 2018)-  L’atelier de renforcement des capacités des acteurs sur les instruments internationaux et les bonnes pratiques de lutte contre la corruption, ouvert le mardi 06 novembre dernier par Innocent Kossivi Egbetonyo, représentant le ministre de la justice  pour qui la corruption n’épargne aucun secteur notamment le secteur privé, les  organisations non gouvernementales et même le milieu ecclésial sont infectés, a pris fin ce vendredi 09 novembre sur le note de satisfaction, a constaté l’agence de presse et de communication 228news.com.

« Nous pouvons nous réjouir de ce que les organisations de la société civile de notre pays ont compris. C’est, du reste, ce qui justifie l’organisation de cet atelier qui a pour but de permettre aux acteurs de la lutte contre la corruption, au travers de partages de connaissances et d’échanges d’expériences, d’enrichir leur patrimoine intellectuel dans le domaine des instruments internationaux de lutte contre le fléau », a t-il déclaré.

S’inscrivant dans le cadre du Projet pilote d’actions en justice pour lutter contre la corruption au Togo, un projet porté par l’ONG Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement qui bénéficie de l’appui financier de l’Union Européenne (UE), cet atelier visait essentiellement à  promouvoir la bonne gouvernance économique et la lutte contre la corruption au Togo, à travers l’équipements des participants sur les instruments internationaux, nationaux et bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption, l’échange des expériences et des outils standardisés, techniques et approches dans la lutte contre la corruption, l’équipement des OSCs sur les bonnes pratiques innovantes de lutte contre la corruption et le renforcement des synergies, interactions et partenariats entre acteurs.

« Aucun pays ne pourra atteindre les Objectifs de développement durables (ODD) sans combattre efficacement la corruption et les infractions assimilées. Le présent atelier permettra de capitaliser les expériences déjà acquises mais aussi de renforcer nos connaissances à travers les enseignements donnés par les experts internationaux, régionaux et nationaux afin de lutter efficacement contre ce fléau. Elle permettra en outre de booster l’engagement citoyen et l’éclosion de nouvelles initiatives citoyennes pour mieux combattre ce mal dans notre pays », indiqué M. Ebeh Fabrice, Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo a l’ouverture des travaux.

Il a rassemblé une cinquantaine d’acteurs venus de diverses couches socioprofessionnelles mais œuvrant aux côtés de l’Etat dans la lutte contre ce fléau qui gangrène notre économie, à savoir les organismes étatiques en charge de la lutte contre la corruption, les corps de contrôle et autorités spécifiques, les représentants du secteur privé (Patronat), les représentants de l’association des communes du Togo, les représentants des réseaux et/ou des organisations non gouvernementales (ONGs) spécialisées dans la lutte contre la corruption, les représentants des réseaux de journalistes spécialisés dans la lutte contre la corruption, les représentants des réseaux d’organisations des femmes intéressées par la lutte contre la corruption ainsi que des représentants des réseaux d’organisations des jeunes intéressées par la lutte contre la corruption.

Pour le représentant résident adjoint du PNUD au Togo, Mactar Fall, la corruption et les actes assimilés sont des défis planétaires qui interpellent toutes les nations du monde à unir leurs efforts pour les prévenir et les combattre efficacement.

« Les Nations Unies ont adopté depuis 2004 la Convention des Nations Unies contre la corruption qui a été ratifiée par le Togo. Cet instrument juridique international traduit cette prise de conscience des Etats de l’impact négatif des pratiques de la corruption sur l’économie, le développement et la paix sociale. La corruption détourne les ressources destinées au développement et entrave ainsi l’accès des populations à des services essentiels tels que les soins de santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement. Elle décourage les investisseurs et les partenaires étrangers à s’impliquer dans le développement du pays. », confiera -t-il.

Six (6) thématiques majeures ont été débattues durant les quatre (4) jours de travaux. Il s’agit en l’occurrence des thématiques relatives aux instruments internationaux et bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption, les instruments régionaux en matière de lutte contre la corruption, les instruments nationaux de lutte contre la corruption, le rôle des acteurs dans la lutte contre la corruption, les OSC et bonnes pratiques dans la lutte contre la corruption et le renforcement de la synergie entre acteurs (Etat, secteur privé et OSCs), qui ont endurcie et imprégné ces différents acteurs dans une autre dimension de la lutte. Les travaux de groupes et partages d’expériences ont également contribué à la compréhension des uns et des autres.

Fléau mondial qui retarde le progrès économique et social des Etats, en particulier ceux de l’Afrique comme le Togo, la corruption touche près de 5% du PIB mondial chaque année. Chaque année, 1000 milliards de dollars sont versés en pots-de-vin tandis que 2600 milliards de dollars.

Démocrate

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