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Revision Constitutionnelle/Tournée de l’Assemblée Nationale: abandonner la proie pour l’ombre

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L’Assemblée Nationale a entamé une tournée de sensibilisation et d’écoute des populations sur la révision unilatérale de la constitution initié par la majorité dite présidentielle Unir.

Il s’agit principalement d’écouter les chefs traditionnels et les groupes organisés. Une conotation difficile à cerner par la majorité du peuple qui assiste à une énième violation.
On comprend aisément à travers cette initiative unilatérale et hâtive une idée de fuite en avant pour gagner du temps et de l’espace afin de mieux dribbler comme toujours les togolais.
En procédant ainsi, le gouvernement et sa majorité présidentielle abandonnent la proie pour l’ombre.
L’objectif, selon le programme divulgué par l’Assemblée nationale, est de permettre aux différentes parties prenantes de s’exprimer et de contribuer à l’enrichissement de la constitution togolaise. Conduite par des députés de la 6ème législature, la tournée sera menée par trois équipes distinctes.

La première équipe a entamé ses activités le 8 avril dans plusieurs localités du pays, notamment à Kpendjal, Kpendjal Ouest, Dankpen, Bassar, Tchamba, Sotouboua, Danyi, Kpélé, et dans le Golfe et Agoe-Nyivé.

Aujourd’hui, la tournée se poursuivra dans d’autres régions telles que Cinkassé, Tône, Kozah, Assoli, Blitta, Anié, Zio, Avé, Vo et Yoto. Enfin, le troisième jour, elle se déplacera vers le Moyen Mono et Haho pour rencontrer et échanger avec les populations de ces localités.

La deuxième équipe débutera son travail à Tandjoaré, Kéran, Doufelgou, Bas Mono et dans les Lacs, avant de poursuivre vers l’Oti, la Binah, le Tchaoudjo, l’Ogou, l’Amou, le Vo et le Yoto.

Quant à la troisième équipe, elle se concentrera principalement sur les régions de Danyi, Kpélé, Kloto et Agou au cours des deux premiers jours de la tournée.
Comme une lettre à la poste, cette tournée sera liquidée en 3 jours dans un pays de plus de 8 millions d’habitants pour un sujet d’une importance aussi capitale. Qu’est-ce qui presse? Où est l’urgence pour qu’on tienne mordicus que ce changement constitutionnel soit l’initiative de cette législature actuelle ? Cela inquiète et cache mal les réelles intentions autour de la question.
La problématique liée à cette constitution n’est autre que la manière dont elle veut être imposée. Les couches sociales qui doivent être impliquées dans une initiative de cette envergure est loin d’être les chefs traditionnels et les groupes organisés. Il faut nécessairement écouter les partis politiques, les organisations de la société civile, les leaders religieux et les autres couches sociales. Ce qui permettrait d’avoir en amont un texte consensuel dénudé de toute contestation avant d’être soumis à l’approbation du peuple qui décidera de son sort lors d’un référendum.
En procédant ainsi, on aura levé tout doute autour du projet ainsi que des intentions qui soutiennent son initiative.
Le rôle des députés est-il d’aller faire des opérations de charmes pour séduire un échantillon de personnes bien choisies autour d’un texte initialement adopté? Que la contorsion s’arrête, le Togo n’est pas aussi ridicule que cela.
Il faudrait vite arrêter l’hémorragie avant qu’il ne soit trop tard.
228news.

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