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POUR UN EMPLOI DECENT L’ADCD incite les travailleurs de l’informel à la formalisation

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La proportion des travailleurs togolais évoluant dans l’économie informelle est très élevée. Elle représente 85% de la population active. Pour améliorer les conditions de vie et de travail de cette couche vulnérable, la promotion harmonieuse de sa migration vers l’économie formelle s’avère indispensable. C’est ce que soutient le Bureau Sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Agence Syndicale Danoise de Coopération au Développement (ADCD), anciennement appelée LO/FTF, basé à Lomé. Pour ce faire, il a suscité la création du Comité Technique Intersyndical de l’Economie Informelle du Togo (CTIEI-TOGO) le 26 janvier 2018. Celui-ci regroupe les centrales syndicales du Togo, notamment la Confédération Nationale des Travailleurs du Togo (CNTT), la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT), l’Union Générale des Syndicats Libres du Togo (UGSL) et l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT) ; la Faîtière Nationale des Travailleurs du Secteur Informel du Togo (FAINATRASIT) et la Fédération Nationale du Secteur Informel (FENASEI).
Dans cette dynamique, le 10 janvier dernier, le Bureau Sous régional de l’ADCD a organisé au siège du Synbank à Lomé une « rencontre d’échanges sur la formalisation de l’économie informelle au Togo » à l’intention des travailleurs de l’informel membres du CTIEI-TOGO. Il s’agit, selon la Cheffe du Bureau Sous régional, Liliane Napoé, d’amener les travailleurs de l’économie informelle à discuter de la situation qu’ils vivent actuellement et « les meilleures conditions qui les inciteraient à la formalisation. »
A la question de savoir pourquoi les travailleurs de l’informel hésitent à migrer vers l’économie formelle, ceux-ci répondent qu’ils redoutent la pression fiscale. C’est pourquoi, souligne Liliane Napoé, il est important de leur faire comprendre qu’en se formalisant, ils ont plus à gagner qu’à perdre. Avec la formalisation, ils ne payeront plus les taxes quotidiennes dont les totaux dépassent largement les impôts qu’ils fuient en restant dans l’anonymat. La formalisation, poursuit la Cheffe du Bureau Sous régional, permet également d’avoir l’accompagnement de l’Etat et des partenaires au développement, la couverture sociale, l’accès au crédit, des conditions de vie et de travail décentes, etc.
Il est aussi présenté aux participants la Recommandation 204 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative à la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Celle-ci relève les problèmes que l’informel pose aux individus et à l’Etat et met l’accent sur la nécessité de la formalisation, gage de l’épanouissement des travailleurs et du développement de l’Etat. Un point de vue partagé par les participants qui renchérissent enfin qu’il est préférable de se formaliser pour avoir des conditions de vie et de travail décentes que de chercher à fuir les impôts et végéter dans la misère.
Asséyé

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