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Opération COCAIR VI, les armes s’affûtent à Lomé

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Une centaine de formateurs des douanes, de police et autres du monde sécuritaire sont en atelier régional préparatoire à l’opération « COCAIR VI » ce lundi 20 novembre à Lomé.

Ambitieuse opération qui en est à sa 6ème expérience, COCAIR VI qui vise à intercepter les expéditions de cocaïne et autres drogues, à détecter les passagers à risqueélevé, à identifier les organisations criminelles impliquées dans les trafics qui sont mis à jour et à recueillir des informations sur l’état du trafic de cocaïne et autres produits illicites, regroupera cette année 35 pays d’Afrique, d’Amérique latine, des Caraïbes ainsi que du Proche et Moyen Orient, pour un total de 39 aéroport internationaux.

Financée dans par l’Union Européenne dans le cadre du projet « AIRCOP » et de son vaste programme « Route de la Cocaïne », cette opération est initiée par l’OMD en étroite connexion avec l’Organisation des Nations Unies pour la lutte contre la Drogue et le Crime (ONUDC).

Autour du thème « La reconnaissance des produits stupéfiants, l’initiation à l’analyse de risques et au ciblage, ainsi que l’utilisation de CENcomm et de l’I-24/7 », cet atelier abrité par l’Office Togolais des Recettes (OTR) permettra aux différents acteurs d’avoir une bonne connaissance des routes de la drogue et des différents moyens de dissimulation, ainsi que de maîtriser l’utilisation du CENcomm.

Au cours des cinq (5) prochaines journées, ces formateurs de douanes seront outillés solidement sur les nouveaux moyens de lutte contre le trafic des stupéfiants en mettant en réseau les services de police et Interpol.

Le choix de ce thème, pour le Commissaire des Impôts de l’OTR, M. Adoyi Essowavana, représentant le Commissaire Général, relève d’une grande importance pour la sécurité de l’Afrique en termes de lutte contre le trafic des stupéfiants et particulièrement celui de la drogue.

Pour lui, « il est évident et crucial pour les douanes, la police ainsi que toutes autres institutions intervenant dans la surveillance et la sécurisation de nos frontières maritimes, terrestres et aériennes de renforcer leurs capacités en matière de reconnaissance des produits stupéfiants, leur ciblage et matière d’analyse de risque. »

Un accent particulier sur la coopération entre ces divers services, avec les nouveaux moyens modernes mis à leur disposition sera de mise au cours des échanges. Il s’agit notamment du CENcomm et de l’I-24/7.

Pour le représentant du Secrétaire Général de l’ONUDC, les opération « COCAIR » favoriseront la coopération internationale, la collaboration entre agence d’application de la loi et l’échange de renseignements en temps réel, grâce à l’appui du CENcomm, mis à disposition par l’OMD, et des bases criminelles d’Interpol.

Pour lui, « pour combattre efficacement les réseaux criminels aux ramifications souvent complexes et ne connaissant pas les frontières, il est indispensable que les services répressifs adaptent et coordonnent leurs méthodes de lutte et coopèrent étroitement au niveau national, régionale et international ».

Dans le cadre de cette 6ème opération COCAIR, huit (8)unités de contrôle notamment des cellules Aéroportuaires Anti-trafics (CAAT)placées dans les aéroports du Cap – vert, Sénégal, Mali, Togo, Bénin,Ghana, Nigeria et du Cameroun seront mis en place. Ces unités effectueront des contrôles douaniers renforcés sur les passagers et leurs bagages.

En 2015, dans son rapport annuel, l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) indiquait que non seulement est une porte d’entrée, un couloir de transit pour tous types de drogues acheminés vers les autres continents, mais aussi serait une zone de fabrication de drogues de synthèses et donc une terre fertile pour la production de la marijuana spécialement.

 

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