search
Let's put someting here

JIF 2019 : Les défis et perspectives liés à l’équité genre et la gouvernance publique au menu d’une conférence de la CEJUS

Spread the love

(228NEWS/ Lomé, le 13 mars 2019)- Les défis et perspectives liés à l’équité genre et la gouvernance publique au Togo ont été au cœur d’une conférence organisée ce mercredi 13 mars à Lomé par la Clinique d’Expertise Juridique et Sociale.

Ouverte par Mme Claudine Kossiwa Otimi , représentante du ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, cette rencontre  qui a réuni une centaine d’étudiants et experts ainsi que diverses personnalités du monde universitaire, s’inscrit dans la droite ligne des manifestations marquant la célébration de la journée internationale des droits de la femme 2019.

Elle faire l’état des lieux de la situation de la femme au Togo, partager les expériences en matière de promotion de équité genre dans notre société afin d’échanger sur les défis à relever en matière d’équité genre au Togo.

Pour la représentante de la ministre de l’action sociale, malgré les grandes actions en faveur de la promotion de la femme entreprises par le gouvernement togolais, il est à regretter une faible participation de la femme a la gestion des affaires publiques. Ainsi, a-t-on à ce jour 6 femmes sur les 26 ministres que compte le gouvernement, 26/94 députés, 2/36 préfets, 2 femmes directrices de cabinet pour ne citer que ces exemples de haut vol.

Elle a expliqué cela par les pesanteurs socio culturelles, la difficulté qui réside dans la conciliation vie familiale et vie publique, le patriarcat, l’éducation qui fait passer la femme pour le sexe faible dès le bas âge, ainsi que le mauvais positionnement des femmes dans l’arène politique.

« Le chemin pour atteindre la parité homme- femme dans les instances de décisions est encore long. Cette conférence est une occasion de créer un cadre de dialogue sur les défis et perspectives sur les questions relatives à l’équité genre et à la place de la femme togolaise dans la société. », a-t-elle confié.

Le Directeur Exécutif de la CEJUS, Dieudonné Kossi a salué un cadre juridique sécurisant avec de bons textes en faveur des femmes avant également de se questionner sur les actions à mettre en œuvre pour une mise en application de ces textes.

Pour lui, la « conférence de ce matin est un questionnement autour de la thématique de l’équité et la gouvernance. Le véritable challenge reste la meilleure participation des femmes à la gestion des affaires publique, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les chiffres avancés sont assez saisissants, les femmes sont sous représentées dans les instances de décisions et il faut que ça change dans un avenir proche. Les femmes doivent être titulaires des postes de contrôle et de décision dans notre pays et cela doit d’abord passer par leurs propres efforts et aptitudes. »

La représentante du ministère en charge des droits de l’homme, pour sa part trouve que la question du statut et de la femme dans la société est importante et a de nouveau proclamé l’égalité homme-femme comme fondation du droit international.

« Il faut poursuivre les réflexions dans une perspective qualitative afin de mettre en œuvre des principes favorisant l’accès des femmes à des postes de décisions. 51% de femmes constituent la population togolaise et cela veut dire 51% d’expertise. A ce titre, la gouvernance locale est une grande opportunité pour les femmes », a-t-elle lâché.

Deux (2) panels de sept (7) communications ont meublé les travaux de la conférence. Ces communications ont essentiellement tourné autour de la contribution des textes législatifs au renforcement de l’équité genre au Togo, l’administration publique togolaise à l’épreuve de l’équité genre de même que les partis politiques, l’apport de l’équité genre à la bonne gouvernance publique, le système des quotas,  le leadership transformationnel, l’apport des OSC, …, et ont permis à d’éminents experts d’apporter de leurs expériences au moulin de la thématique.

En prélude à cette conférence, la CEJUS a organisé le 08 mars dernier un concours de génie en herbe dont les axes essentielles ont permis aux jeunes filles de défendre leurs droits, et dont les lauréates ont été primées à l’ouverture de la conférence.

Cette conférence, faut-il le rappeler bénéficie de l’appui financier du (Projet de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (PRO-CEMA), dont le Chef, Henry Valot n’a pas caché l’intérêt porté sur les questions du genre.

Démocrate

(00228) 91 85 40 14

democrate2010@gmail.com

6 vues