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Economie et Société : L’ADIMCT veut régulariser le secteur des microfinances au Togo

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En conférence de presse ce mardi 29 octobre 2019 à Lomé, l’Association pour la Défense des Intérêts des Membres des Coopératives d’Epargne et de Crédit du Togo (ADIMCT) souhaite de participer à la redynamisation des activités relatives aux coopératives d’épargne et de crédit avec le soutien des autres acteurs privés, parapublics et publics probablement plus outillés qu’elle. Pour ce faire, elle a tout un programme dans son agenda.
Née de l’Assemblée Générale Constitutive du 28 septembre 2016 avec un récépissé de déclaration le 21 août 2019, ADIMCT Son ambition de contribuer aux côtés des pouvoirs publics de ce pays, au règlement des multiples problèmes qui entravent la bonne marche des Institutions de Microfinance (IMF) en général et des Coopératives d’Epargne et de Crédit en particulier.
Cependant, elle veut aider les coopératrices et coopérateurs à connaître et à défendre leurs droits fondamentaux de membres des institutions de microfinance; aider les pouvoirs publics ainsi que tous les organes d’encadrement du système Coopératif de notre pays à atténuer les dysfonctionnements liés à la prolifération et à l’anarchie qui règnent dans le domaine de microfinances; permettre de toucher effectivement les couches les vulnérables et les aider par une politique effective de mise à leur disposition des crédits qui passent par une réduction des taux d’intérêts des prêts qui sont aujourd’hui exorbitants et qui empêchent les plus humbles de participer effectivement à la dynamique de finance inclusive du gouvernement togolais pour lutter contre la pauvreté.
De nombreux problèmes entravent encore la bonne évolution du secteur Coopératif au Togo. Il s’agit entre autres de : la prolifération des coopératives d’épargnes et de crédit qui font la chasse aux mêmes populations dans les mêmes localités en se donnant de coups de coudes; l’existence de plusieurs coopératives d’épargne et crédit qui opèrent sans agrément préalable; la préférence des COOPEC à s’installer dans les grandes agglomérations au détriment des milieux ruraux; les instances de supervisions et de coordinations du secteur ne disposent pas d’assez de moyens pour cerner les dérapages qui surgissent ; la situation indélicate des accidentés et des malades, obligés de se présenter en personnes aux guichets des COOPEC; les discriminations sur les prêts ; la faible participation des membres aux Assemblées Générales et qui ignorent sur les COOPEC leurs membres; la malhonnêteté de certains membres qui détournement les crédits pour des destinations contraires à celles indiquées dans les dossiers…
En effet, au moment où l’on tend vers la fin de la cinquième décennie de l’avènement du système Coopératif au Togo, les insuffisances et les dérapages sont tels que le bilan de l’action des institutions de microfinance parait mitigé. En clair, on constate que le système n’a nullement permis une véritable amélioration de vie des populations cibles.
L’ADIMCT lance un appel pressant à tous les bonnes volontés soucieuses de rendre un système Coopératif togolais sa sainteté et sa noblesse qui sont les gages de sa notoriété auprès des populations pauvres des villes et campagnes pour apporter leur contribution à cette noble mission.
Matthieu BIDA

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