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Fermeture des lieux de cultes et bars: une Politique à la tête du client . Le pass vaccinal rendu obligatoire au Togo ?

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Ils étaient des milliers de togolais à être surpris de la décision du gouvernement annonçant à nouveau la fermeture des lieux de culte et les Bars dans le Grand-Lomé pour cause de la flambée des cas de contamination au coronavirus. Cette annonce loin de satisfaire les populations, a plutôt surpris plus d’un. Certains leaders d’opinion se sont donc posés la question de savoir les raisons qui ont motivé le gouvernement à ne « s’en prendre » qu’aux lieux de culte et aux Bars alors que l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma et le Grand marché de Lomé et les frontières (fermées sur papier ) restent en pleine activité ? Est-ce à dire que l’Etat privilégie ses points de ressources ?
Le Togo est en alerte maximale ces derniers temps et pour cause, la flambée des cas de contamination au nouveau coronavirus inquiète plus d’un. Les centres dédiés au traitement des cas étant débordés, il ne restait plus cela pour que les autorités tirent sur la sonnette invitant les populations à se faire vacciner. Un appel qui semble rester lettre morte. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de prendre ses responsabilité s vis-à-vis de la population en optant pour la manière forte. A voir les choses de près, il est avéré qu’une frange non importante de la population rechigne au fait de se faire vacciner. Une situation embarrassante qui a conduit le gouvernement a opté pour une énième fois de restreindre certaines libertés en décidant la fermeture des lieux de culte et de plusieurs bars et restaurants.
Au jour le jour, la pandémie à coronavirus prend de l’ampleur dans le monde entier. Au Togo, la réalité semble être toute autre. En témoigne la dernière décision du gouvernement relative à une nouvelle fermeture des lieux de culte, des Bars et discothèques. Cette décision loin de satisfaire les citoyens, attire plutôt de l’amertume. Pour certains, l’Etat semble privilégier ses acquis et pointe du doigt accusateur, les Eglises, Bars et discothèques comme si, ce sont que les seuls foyers de contamination de la pandémie. Il est vrai que la courbe de contamination au Togo par ricochet dans le Grand-Lomé, fait froid au dos ces derniers jours, mais ce n’est pas pour autant une raison de proposer des solutions qui sont de nature à abîmer le tissu social. Nul ne doute de la réalité de cette pandémie, et nul n’encourage la réticence des populations contre la vaccination. Mais certains communiqués administratifs à l’instar de celui de la Fédération togolaise de football (FTF), du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, de la HAAC et bien d’autres portent des germes de menaces. Il serait mieux de sensibiliser d’avantage les populations sur l’importance du vaccin contre le Covid-19 en ce moment crucial plutôt que de se livrer à des menaces tous azimuts. Même si le rôle régalien de l’Etat est d’assurer la bonne santé aux citoyens, il est aussi d’une extrême importance, que ce dernier puisse aussi prêter une oreille attentive aux besoins quotidiens de ses gouvernés. D’aucuns diront certes, qu’il n’y a aucune corrélation entre se faire vacciner et se nourrir. Oui, mais ne dit-on pas souvent que : « le ventre affamé n’a point d’oreille » ? Avant de faire tous les tintamarres qui entourent la vaccination contre le coronavirus, le gouvernement ferait mieux de s’assurer de la bonne alimentation des populations. Ce n’est qu’à ce prix que le message pourrait vite passer surtout qu’aujourd’hui, le bol de maïs est à plus de 800 F CFA sur le marché.
Sous un autre angle, certains se demandent si cette décision du gouvernement ne risque-t-il pas d’embraser la paix sociale et faire plus de braqueurs en matière sécuritaire et de prostituées dans la capitale ? Surtout avec la fermeture des Bars, certains jeunes qui ont été recrutés pour servir, que vont-ils devenir avec l’interminable problème de chômage dont le pays est victime depuis des années ?
Au départ de la pandémie au Togo, les mesures prises par le gouvernement pour stimuler le mal, semble être beaucoup plus abordables que celles récemment prises. Sinon comment comprendre qu’aujourd’hui qu’on a trouvé un vaccin au mal, on puisse à nouveau fermer ces lieux précités au grand bonheur du Grand marché de Lomé et l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma et certains coins stratégiques, source de ressources économiques à l’Etat qui restent en pleine activité ? Le gouvernement serait-il en train de faire dans une politique de deux poids deux mesures dans le ciblage des lieux jugés être véritables foyers de contamination ? La question a tout son poids surtout que le Grand Lomé, à en croire la Coordination nationale de gestion et de riposte (CNGR) constitue à l’heure actuelle, le lieu le plus touché par la pandémie.
Par ailleurs, la décision en soi, souffre selon certains, de plusieurs insuffisances en ce sens qu’aucune sensibilisation n’a avisé les populations sur l’obligation de la présentation d’un pass vaccinal avant d’avoir accès à tout lieu administratif. D’autres se demandent si les Eglises constituent-elles un handicap pour l’opération de vaccination contre le COVID-19 ? Ce qui sème encore plus de doute dans l’esprit des citoyens, est cette forme de menace autour de la vaccination par certains commis de l’Etat.
Si le passeport vaccinal doit être exigé avant d’accéder à certains lieux publics, l’idéal est de commencer par le grand marché de Lomé et l’aéroport international Gnassingbé Eyadema.
Au vue de tout ce qui précède, il urge que le gouvernement puisse repenser la formule à adopter contre la propagation de la pandémie de coronavirus au Togo et plus particulièrement dans le Grand-Lomé. Il y va dans l’intérêt de tous.
Théophile Kponhinto

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