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Covid-19 au Togo A qui profite la fermeture des frontières ?

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Le périple des populations ne fait que s’accentuer chaque jour que Dieu fait en cette période de pandémie de coronavirus. Pour cause, les forces de l’ordre et de sécurité se la coulent douce sur nos frontières en complicité avec leur hiérarchie. Pas de regain d’espoir pour ce peuple qui continue de tirer le diable par la queue mais qui paie les frais d’une maladie dont il n’en est même pas l’auteur. Le comportement malsain de certains corps habillés sur nos frontières, fait croire à nombre de personnes que c’est comme la pandémie de coronavirus fait le bonheur de quelques-uns. Sinon comment comprendre que les frontières que le gouvernement dit, avoir fermé, deviennent poreuses et soient devenues un lieu de marketing ? En rackettant les uns et les autres et les laisser franchir les frontières, serait-il une solution pour cette crise sanitaire qui n’a que trop duré ?

La racket est l’autre mal que vit la population togolaise à nos frontières. Tout est centré sur la pandémie de coronavirus et c’est d’ailleurs au nom de l’Etat d’urgence décrété qu’il a été également décidé de la fermeture des frontières pour un tant soit peu, freiner la propagation de cette pandémie. Mais contre toute attente, cette maladie qui a frappé le monde entier, est devenue une véritable source de business pour les forces de l’ordre et de sécurité. Il suffit de faire un tour à la frontière Savee-Condji et Aflao, pour se rendre compte de l’évidence. En échange des billets, la douane togolaise laisse libre cours aux passagers comme si c’est l’argent qui constitue un antidote pour la pandémie. Le pire, c’est que ces opérations de racket se passent au nez et à la barbe des chefs post. Ce qui voudrait dire in fine que tout cela serait connu par la hiérarchie. Malgré les cris de détresse des populations, le mal ne fait que perdurer et c’est d’ailleurs l’une des raisons du mouvement d’humeur au Ghana voisin la dernière fois pour, réclamer l’ouverture des frontières. Nul ne contexte la mesure prise, mais les conséquences désastreuses que cela engendre doit interpeller à plus d’un titre, les autorités en charge de la Sécurité si tant est que c’est la santé du peuple qui est au premier plan. A en croire certaines indiscrétions, les militaires et policiers affectés à la surveillance et au contrôle se sont mués en collecteurs ou en surveillants des passeurs.
En effet, dans le cadre de l’Etat d’urgence nulle part, il n’est rappelé le maintien de la fermeture des frontières. Il s’observe une sorte de paradoxe en ce sens que les frontières aériennes sont ouvertes depuis août 2020. Sur le plan terrestre, Aflao et Hillacobdji n’ont plus grand-chose à envier à une passoire. De jour comme de nuit, des populations traversent ces lieux pour se retrouver de l’autre côté du Togo, côté Est et Ouest. Mais ces traversées ne sont pas autorisées par les forces de l’ordre préposées aux frontières. A la frontière Aflao, il y a au moins deux lieux de traversée qui génèrent des sous, bien que des militaires y soient postés. Distants d’à peine 100 mètres, ces deux endroits sont reconnaissables à la couleur des postes de contrôle peints en vert. Les militaires y sont agglutinés et semblent plus préoccupés par le nombre qui franchit la frontière que par sa surveillance. Sous leur regard, des passeurs « parquent » les candidats à la traversée, et quand le quota est atteint, ce sont ces passeurs qui font le travail, sous le regard satisfaisant des militaires qui font semblant de regarder ailleurs. Chaque candidat débourse avant de passer. Et les tarifs varient, selon qu’on porte des bagages ou non. Il se pose la question de savoir si une telle est connue par les autorités ? A Hillacondji, le phénomène semble être plus sérieux où les policiers et les militaires extorquent jusqu’à 2000 F CFA à chaque candidat à la traversée, avec ou sans pièces d’identité mettant à son comble l’insensibilité. Même sous la pluies, les forces de l’ordre et de sécurité arrivent toujours à exécuter leur sale besogne, celle de soutirer des sous à de pauvres femmes portant enfant au dos et dont l’état de dénuement était visible. Lorsque ces femmes demandent des faveurs : « vous voyez que la frontière est fermée non ? Alors retournez d’où vous venez ». Et donc pour ne pas rebrousser chemin, tous les passants sans exception mettent la main à la poche.

Un système qui mouille les supérieurs chargés des frontières

Il n’y a pas que les populations civiles qui font du mal au trésor public. Militaires et policiers sont aussi concernés. Ils sont nombreux à vouloir travailler aux frontières. Pour quelle raison ? La pandémie du Covid-19 a étalé au grand jour la rapacité de bien d’agents des forces de l’ordre, de défense et de sécurité. Certaines sources estiment que la majorité des hommes en uniforme auraient changé leur véhicule. D’autres disent qu’après 6 mois de travail, ils pensent à acheter des terrains et à construire très rapidement. Ces constats veulent tout simplement signifier que la plus grande partie des recettes aux frontières prennent d’autres chemins et non celui du trésor public. Une situation qui affecte le budget de l’Etat, mais fait la part belle à la hiérarchie militaire et policière. En matière de lutte contre la corruption, tout le monde est concerné : forces de l’ordre et de défense plus que tout le reste. Mais le constat est là. Sous le regard des citoyens, policiers et militaires détournent de petits montant dont la somme n’est plus négligeable. Que peut-on alors dire devant ce tableau détournement alors que les auteurs perçoivent régulièrement leur salaire ?
Somme toute, il urge que les autorités en charge de la Sécurité du pays, fassent entendre raison à ces agents véreux qui ne jurent que par la corruption et les rackets.
Théophile-Gautier

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