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55ème Session du Conseil International des Bois tropicaux : Komi Sélom Klassou ouvre les travaux

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Plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’ailleurs prennent part à la 55ème Session du Conseil International des Bois tropicaux depuis ce lundi 2 décembre 2019 à Lomé. Les travaux ont été officiellement ouverts par Komi Sélom Klassou, Premier Ministre togolais en présence de John James Leigh, Président du Conseil international des bois tropicaux et Docteur Gerhard Dieterli, Directeur exécutif de l’orgnaisation internationale des bois tropicaux. Ladite session au cours de laquelle les experts venant de divers horizons vont réfléchir sur l’avenir de ce secteur,  predra fin le 7 décembre prochain.

A l’ère des changements climatiques et de leurs effets induits en termes de défis à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale, la mission de l’OIBT (Organisation Internationale des Bois Tropicaux) doit être comprise comme un engagement ferme en faveur de la soutenabilité quand on sait que cette organisation travaille en dehors du commerce mondial des bois tropicaux, sur la bonne gouvernance en matière de gestion des ressources forestières, de la préservation de la biodiversité et de la restauration des paysages forestiers. A cela s’ajoutent les efforts entrepris dans la lutte contre les changements climatiques et le renforcement des capacités la résilience des États.

A en croire monsieur Komi Sélom Klassou, le Premier ministre togolais, l’organisation fait déjà d’énormes efforts dans le financement des projets forestiers.

<<L’OIBT constitue pour le Togo et comme pour les autres pays de la sous région africaine, un allié, un partenaire stratégique en matière de gestion durable des forets et de la promotion du commerce international du bois. >>, a-t-il précisé.

Pour ces raisons,  le Togo s’est doté d’un nouveau référentiel de développement et de transformation structurelle de l’économie nationale. Il s’agit  de l’adoption du Plan National de Développement (PND) sur la période quinquennale de 2018-2022. Ce plan structuré en trois principaux axes stratégiques s’inscrit clairement dans la Vision 2020 de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (ODD) et dans l’Agence 2063 de l’Union Africaine. A travers le PND, le Togo attend transformer structurellement son économie, pour une croissance forte, durable, résiliente. Inclusive, créatrice d’emplois décents.

L’état sommaire du secteur forestier du Togo qui résulte de l’inventaire national de 2016 révèle un taux de couverture forestière de 24,24% toutes strates confondues et un taux moyen de déforestation d’environ 0,42%.

Le Togo entend désormais renforcer les condamné favorables à la protection et à la préservation des forêts et la promotion de <<l’économie verte>>. Dans cette dynamique, ce pays sait qu’il peut compter sur l’appui des partenaires afin qu’une attention soit accordée aux questions aussi importantes que la certification des forêts, la préservation de la biodiversité, le respect du droit dans le commerce du bois, le payement des services environnementaux et surtout la <<foresterie communautaire>>.

Faut-il rappeler que  depuis que le Togo a adhéré à l’OIBT en 1990 , il a bénéficié jusqu’à ce jour d’un financement de 4 099 210 dollars pour 19 projets dont la mise en œuvre a eu des incidences positives sur l’économie nationale et le travail endogène de lutte contre la déforestation.

Matthieu BIDA

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